Cultures

Les cultures bio présente à la Ferme du Nord sont: Blé, colza, épeautre, féverole, triticlal, pomme de terre, maïs grain, orge-pois, engrain, seigle,  caméline, lentilles et courges.

Technique culturale

Nous utilisons le système de rotation des cultures pour chaques parcelles. Une rotation complète dure 7 ans comprenant 2 ans de prairie temporaire ou luzerne et qui a des soles de plus ou moins 8 hectares.

Le choix de la rotation en grandes culture biologiques est déterminant pour maîtriser de nombreux problèmes techniques mais aussi économiques. Durant les deux années de reconversion, il a fallu mettre en place un assolement sur plusieurs années prenant en compte des facteurs liés au climat, au prix des marchés, possibilité de contrat, la topographie, les sols, la taille des parcelles, la situation géographique et notre assolement PER. Le potentiel de rendement et la possibilité d’intervention mécanique a également été pris en considération.

L’existence de débouchés pour nos marchandises ainsi que la situation du marché jouent un rôle important dans le choix de la rotation afin d’assurer la stabilité de la situation économique et les perspectives de commercialisation.

L’objectifs de notre rotation est d’alterner les cultures de printemps et d’automne, en ayant des sols couverts en permanence et en utilisant principalement des cultures qui ont un développement rapide afin d’être le plus concurrentiel possible. La prairie temporaire a une place clé dans notre rotation. Elle couvre le sol durant une longue période et permet une réduction efficace de toutes les espèces d’adventices.

Nous avons des densités de semis également plus élevées qu’en conventionnelle, pour limiter la perte due aux semences non traitées chimiquement et par le désherbage mécanique. L’apport des cultures protéagineuses est essentiel pour favoriser la fixation de l’azote dans l’air.

Le sous-semis de trèfle dans les cultures, le semis de couvertures dès la récolte ou encore les cultures associées sont des nouvelles techniques pour nous et que nousavons intégrés dans notre façon de travailler depuis la reconversion. Les changement, les connaissances et l’apprentissage sont perpétuels dans ce nouveau mode de produire et des essais sont pratiqués chaque saison.

Une agriculture à l'écoute de la nature

Dans le but de ne jamais laisser un terrain non couvert, nous semons des interculturels dès la récolte du précédent. Cela favorise la structure de nos sols, la lutte contre les mauvaises herbes, et l’apport d’azote.

Le choix se porte sur des mélanges non hivernants riche en légumineuses. Tel que le navet, pois, trèfle d’Alexandrie, phacélie ou encore du trèfle blanc que nous semons en sous-semis et que nous laissons par la suite en prairie temporaire.

La mise en place se fait dans de bonnes conditions de sol afin d’éviter le compactage et l’érosion mais également pour permettre une levée régulière et rapide.

La lutte contre les mauvaises herbes se fait de manière mécanique dès que nous le pouvons si possible à l’aveugle en pré levée puis au printemps.

L’arrachage des rumex se fait à l’aide d’une fourche à lampée. Pour lutter contre cette mauvaise herbe a problème, nous engageons de la main d’œuvre temporaire telle que des personnes proche de la nature et sensibe au bio, des étudiants, des chomeurs ou des connaissances qui souhaitent profiter un peu de la nature. Dans les prairies permanentes, il faut compter plus de 10 à 15 heures de travail par hectare et par an.

Dans les grandes cultures nous faisons deux à trois passages par an. Nous utilisons également ce personnel pour lutter contre les chardons ou d’autres mauvaises herbes à problème.

Concernant la fumure, nous respectons les exigeance du SwissBilanz et nous faisons des apports raisonnés d’engrais naturels selon les besoins des cultures. Le digesta de biogas, le compost, le fumier et le lisier sont utilisés.